Avoir le trac avant une interview : comment je gère le stress dans mon podcast

Avoir le trac avant une interview : les coulisses que tu ne vois pas !
Que ce soit en présentiel ou en visio, j’ai toujours ce petit trac qui me suit. On pourrait penser qu’après des dizaines d’interventions, on finit par s’y faire… mais pas du tout. Cette sensation revient à chaque fois, comme un frisson d’excitation juste avant le début.

Parler derrière son écran, c’est tellement confortable. On a le temps de réfléchir, de relire, de prendre son souffle. Mais face à quelqu’un, c’est une autre histoire. Le cœur s’emballe, les idées se bousculent, les questions surgissent. Et moi, franchement, je trac comme pas possible !

La peur des incidents techniques
Chaque fois que je lance dans un enregistrement, cette petite appréhension est en « back up » : les pépins techniques qui peuvent tout faire capoter ! Un problème de son, un logiciel qui décide de planter au mauvais moment, ce câble de micro qui semble toujours faire des siennes, ou ce bruit parasite qui surgit au pire moment. Un podcast, c’est souvent une équilibre fragile… et j’en ai fait l’expérience plus d’une fois…

La crainte de ne pas être prête
Je stresse un peu à l’idée de ne pas avoir assez préparé cette interview. J’ai cette petite voix qui me dit que je vais rater une transition toute bête, poser une question sans intérêt, ou ne pas réussir à suivre le rythme de la conversation. J’appréhende que mes questions ne soient pas à la hauteur de l’artiste en face de moi, d’avoir l’air trop débutante, que le courant ne passe pas… ou plus.

Ces angoisses paraissent dérisoires vue de l’extérieur, mais sur le moment, elles prennent (parfois) des proportions énormes !

Le trac d’être face à des artistes aguerri.e.s aux interviews
Et puis il y a cette autre peur, plus personnelle, qui me renvoie à mes fragilités et mon ego : me retrouver devant des gens qu’on admire, talentueux, reconnus… et se demander si je serai à la hauteur, si mon écoute sera assez sensible, ma curiosité pertinente… Des fois, je me surprends à me demander : « Est-ce que je fais assez bien ? »

Cette petite voix dans ma tête, elle ne me lâche pas facilement. Mais au fond, elle me pousse aussi à avancer, à ne pas stagner.

Mes rituels pour apprivoiser le stress avant une interview
Alors… comment je fais pour apaiser tout ce bouillonnement intérieur ?
Je m’accroche à des petites choses, toutes simples, presque anodines, mais qui m’aident à me recentrer.

Je prends le temps de me maquiller, de me coiffer, je savoure mon thé préféré, et je vapote (oui, j’avoue, je vapote, probablement trop ces jours-là). Je parcours mes notes, je ressasse mes questions, je vérifie encore une fois le déroulé, je me plonge dans tout ce travail de préparation.

Et quand le grand jour arrive, je prends une grande inspiration, je croise les doigts et je me lance.
Le trac, lui, ne part jamais vraiment. Mais il se transforme en énergie positive, en une sorte de vigilance bienveillante qui m’accompagne jusqu’à ce que la conversation démarre, enfin.

Ce trac qui m’accompagne, il est peut-être là pour une bonne raison : cette rencontre est importante ! Et elles le sont toutes ! Chaque entretien crée un espace unique, délicat… C’est précisément ce qui rend ces instants si précieux… avec, en toile de fond, ce petit stress qui persiste à ne pas vouloir me lâcher ! Grrr…

D’ailleurs merci infiniment aux artistes venus à mon micro depuis le début : @julienjacob, @romtommusic, @appelezmoifrançois, @nounyaré, @TomislavMatosin, @ConstanceRakowski, @AmandineGros, @AtallahNehme, @NathalieArdillez, @AurélieYvin, @AliciaBigot, @MatchWithArt, @RobinGueguen, @JeanBaptisteNavarrete, @derrièrelerideau, @MarionLorgnet, @MagaliGaudin… et tant d’autres !


FAQ – Trac, préparation et coulisses d’un podcast1
C’est normal que je stresse encore avant d’interviewer un artiste ?
Absolument ! C’est même très courant, y compris chez les intervieweurs chevronnés. Quand on admire quelqu’un, qu’on respecte son parcours, c’est presque naturel d’avoir cette pression bienveillante. Ça me motive, ça me garde concentrée… même si ça me fait battre le cœur un peu plus vite !

Ma plus grande crainte pendant un enregistrement ?
En général, ce sont les pépins techniques qui guettent (et arrivent toujours au mauvais moment !), les bruits parasites (mes voisins sont des éléphants quand ils marchent…), les imprévus dans la discussion (une connexion internet défaillante !), ou cette petite voix qui me souffle que je n’ai pas assez révisé mon conducteur…

Comment je me prépare avant une interview ?
Je plonge dans mes notes, je répète, je vérifie mon matériel et je m’imprègne de l’univers de mon invité.e. C’est ma base de sécurité. Plus je suis préparée, plus je peux être spontanée pendant l’échange. C’est vraiment mon point le plus important : la préparation en amont !

Mes petits rituels pour apprivoiser le trac ?
Je me maquille (quand même un peu…), je me coiffe (mes cheveux ont le chic pour être complétement indisciplinés !), je sirote mon thé préféré, j’avoue vapoter un peu trop, je respire un bon coup, je relis mes notes. Ces petits gestes me recentrent et me calment juste assez pour débuter l’interview.

Et si j’ai quand même peur de ne pas être à la hauteur ?
Dans ces moments-là, je me rappelle tout le travail de préparation fait en amont. Accepter que rien ne sera parfait, et me souvenir que la plupart des invité.e.s sont plutôt bienveillant.e.s !



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